La Négresse blonde

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Comme pas plus tard qu’aujourd’hui on parlait dans ces parages de choix cornélien, me revint à l’esprit la plainte que Georges Fourest prête à Chimène.

« Va, je ne te hais point.
Corneille

Le palais de Gormaz, comte et gobernador,
est en deuil : pour jamais dort couché sous la pierre
l’hidalgo dont le sang a rougi la rapière
de Rodrigue appelé le Cid Campeador.

Le soir tombe. Invoquant les deux saints Paul et Pierre
Chimène, en voiles noirs, s’accoude au mirador
et ses yeux dont les pleurs ont brûlé la paupière
regardent, sans rien voir, mourir le soleil d’or…

Mais un éclair, soudain, fulgure en sa prunelle :
sur la plaza Rodrigue est debout devant elle !
Impassible et hautain, drapé dans sa capa,

le héros meurtrier à pas lents se promène :
«Dieu !» soupire à part soi la plaintive Chimène,
«qu’il est joli garçon l’assassin de Papa !» »

Georges Fourest, La Négresse blonde

Illustration : Chimène dans Le Cid, d’Emmanuelle Gorgiard

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2 commentaires
  1. Et pendant ce temps-là, le pauvre Mélenchon bâille aux corneilles… (pourtant, il aurait pu exercer sa verve sur le nouveau ministre de l’économie).

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