Consultation

Hogarth_She-Expires-while-the-Doctors-are-disputing

Ordonnance du chirurgien Guillaume DUPUYTREN (1777-1835).

9 mars 1832

«1° de faire empliquer immédiatement pour être entretenu pendant longtemps, un large séton à la partie postérieure du col.
2° de prendre tous les jours, quelques bols de bouillon de veau aux herbes, et tous les deux jours, le soir en se couchant, trois, quatre ou un plus grand nombre de pillules dites graines de santé, de façon à aller trois ou quatre fois à la garde robe le lendemain matin.
3° de ne prendre que des alimens très doux et en petite quantité.
4° de faire pratiquer soir et matin, des frictions sur tout le corps avec une brosse à peau.
5° de prendre en voiture découverte et à pied dès qu’on le pourra autant d’exercice que la saison et les circonstances le permettront.
6° enfin de faire empliquer, tous les mois dix ou douze sangsues à la marge de l’anus.
Je suis convaincu qu’à l’aide de ce traitement, suivi avec constance on évitera une ataque sérieuse vers le cerveau, et qu’on ramènera le corps à une santé parfaite.»

Extrait d’un catalogue de vente bibliophile à l’hôtel Rossini à Paris, déc 2007
Illustré par une huile de William Hogarth, She Expires while the Doctors are disputing, http://www.wikigallery.org/wiki/painting_239528/William-Hogarth/She-Expires-while-the-Doctors-are-disputing
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6 commentaires
  1. Heureusement on a fait depuis quelques progrès…
    J’espère que tout personne n’a oublié son traitement antihypertenseur ce matin !
    Bon dimanche à vous 🙂

  2. Kajan a dit:

    il y a tant de façons de rester en santé…

    MIDI

    Couche-toi, crois-moi, sous quelque arbre rieur
    Bien nourri, barbu de mousse et vêtu d’été.
    Ton rêve de douleur
    Ne s’est-il pas enfui avec ton rêve de beauté ?

    Couche-toi, crois-moi, chanteur vaincu par la santé,
    Sous quelque arbre sans musique et sans pensée,
    Et songe au vide des nostalgies dépensées,
    Et souris sans rancune à ce qui t’a quitté.

    Couche-toi, crois-moi, solitaire et lourd passant
    Et rêve savamment de flexibles danseuses
    D’Orient à la chair triste de soleil et heureuse
    D’ombre, et qu’il serait doux de dévêtir jusqu’au sang.

    Couche-toi, tes paupières sont lourdes comme des fruits.
    Et fais quelque beau songe de gros moine un peu fou :
    Les chemins fatigués de mener n’importe où
    Ne sont-ils pas couchés ? Et l’ombre ? Et l’eau du puits ?

    Couche-toi, crois-moi, heureux sonneur de glas ;
    Ton coeur n’est-il pas un bissac rempli de choses succulentes ?
    Les heures ne sont-elles pas doucement lentes ?
    Et toi, dis-moi, n’es-tu pas suavement las ?
    Oui, de la vie et du rêve et de tout — voluptueusement las ?

    (Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz) … trouvé là, sur l’incroyable lexique poétique d’arbrealettres http://arbrealettres.wordpress.com/ …….

  3. Kajan a dit:

    les sangsues peuvent attendre…

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