Jazz on a Sunday ♪ ♬ ♫

Parce que j’ai lu quelque part que Lady Gaga, en duo avec Tony Bennett, s’en tire avec les honneurs et même davantage, j’ai voulu en avoir l’oreille et le coeur nets.

Lady Gaga, en direct, sur Lush Life est convaincante ; elle a du talent et du métier, elle aime ce qu’elle fait…

Mais elle lorgne vers les chanteuses à voix, comme Barbra Streisand et ne me fera pas oublier Chris Connor, toute en subtilités, qui me trouble davantage…

Au début de son interprétation, Lady G. a quelques accents  d’Anita O’Day, ma préférée de toujours, une grande chic fille à la voix de miel et de malice…
ici elle donne Sweet Georgia Brown et Tea for two, au festival de Newport, en 1958, magnifiquement capté par Stern et Avakian dans Jazz on a Summer’s Day

En cherchant ces extraits, je suis tombée sur deux informations remarquables…
La première c’est que l’auteur du très salé – ou dessalé – Lush Life, Billy Strayhorn, « was a 15 year old soda-jerk who’d never left Pittsburgh, PA when he wrote it. He went on to become Ellington’s best collaborator! « , je traduis : BS était un serveur de sodas de 15 ans qui n’avait jamais mis les pieds hors de Pittsburgh, Pensylvanie, quand il l’écrivit. Il continua et devint l’un des meilleurs collaborateurs d’Ellington.

La seconde, c’est que « le 28 octobre 1970, lors d’un passage à Paris en première partie de Charlie Mingus, elle (Anita O’Day) fut huée et insultée par le public pendant plus d’une demi-heure. Finalement, Charlie Mingus est venu sur scène pour tenter de calmer les choses, et il déclara d’un air désespéré:  » Ce que vous faites subir à Anita ce soir, c’est ce que nous vivons tous les jours, nous, les noirs américains! «  »
Fin 1970, le public parisien, cultivé et élitiste, était capable de faire subir une telle infamie à une chanteuse reconnue et vivement appréciée par ses pairs, les musiciens. Quelle honte !

Publicités
5 commentaires
  1. What a beautiful selection; Nana. I was impressed by Lady Gaga, indeed, so professional, but, despite her talents and strenght, the other two lovely girls still have more soul; the wind blows through their feathery voices and Anita O’Day even sings with her eyes, cheeks and teeth! Love the characterful spectators, I would have rather been there to listen ànd draw. How beautiful to see people in a dressed up state but not ‘assembled’ with plastic surgery and teeth correction. Bises.

    • @Rosa de los Vientos :
      I’m very very glad you took time to listen and watch… and appreciated, Rosa!
      You’re very right about Anita, she doesn’t sing with all her body – she keeps rather stiff – but she sure does with all her face (by the way, she didn’t know she was beeing filmed).
      No plastic surgery or teeth correction : it’s all a matter of soul, for the singer (and musicians) as well as for the listeners!
      Un abrazo.

  2. Kajan a dit:

    de Satie à Lady G via des carottes qui dansent … bel éclectisme … bisou de tu sais où…

    • @Kajan : Ah, bonjour de je sais où à tu n’ignores pas à qui !
      éclectisme, c’est tout moi… mais ça reste une histoire de musique, et je n’ai même pas fait express, je fais au fil des idées : comme quoi, on sait maintenant ce que j’ai dans la tête.
      bisous en fa majeur !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :