Amour des peuples…

joseph_wright_of_derby_vesuve_du_pausilippe_1788

« (…) Naples a eu aussi ses Espagnols, qui ont laissé des édifices d’un goût douteux, des factures impayées, des promesses amoureuses, commerciales et politiques non tenues, certaines manières chevaleresques, aussi rigides qu’impersonnelles, et le souvenir de méthodes féroces pour exploiter le peuple. Sans parler des noms de rue et, dans les églises de nombreux monuments funéraires en marbre. Le « Don » figurant devant certains noms napolitains reste toujours suspect. Au fond, tout ce qui, dans les contrées méridionales est noir, bestial, mortel et ignominieux, évoque infailliblement le sang épais des Ibériques. (…) Mais en même temps tout ce qui a trait a l’Espagne ne manque jamais d’une certaine distinction, fût-elle ambiguë… Quoi qu’il en soit, l’Espagnol continue invariablement d’évoquer le sang, les origines, la syphilis, le massacre des Maures et la corrida. »

Sándor Márai, Le miracle de San Gennaro, traduit du hongrois par Georges Kassai et Zéro Bianu


Illustration : Joseph Wright of Derby, Le Vésuve depuis le Pausilippe, 1788

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3 commentaires
    • Hola Rosa! Muchas gracias por su mensaje…
      Sándor Márai escribi esta novela en alemán en 1957 (fue publicado en húngaro en 1965).
      Márai vivió en Nápoles del 1948 al 1952, luego se fue a América.

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